Francois-Régis Tézé

Le blog d'un passionné d'histoire

francois-regis-teze

La modernisation de la France par Napoléon III

Pendant le Second Empire (1852-1870), Napoléon essaie de moderniser la France que ce soit dans le domaine économique ou politique. Il se veut le maître d’œuvre d’une politique de dynamisme économique en modernisant les structures économiques françaises. Louis-Napoléon Bonaparte était aussi un homme préoccupé par la question sociale, influencé par des penseurs comme Saint-Simon, Louis Blanc ou Robert Owen.

Dans cet article François-Régis Tézé vous délivre son analyse sur la modernisation de la France sous le règne de Napoléon III.

La modernisation économique

La France s’ouvre au libre-échange : le 15 janvier 1860, un traité commercial est conclu avec l’Angleterre qui abolit les droits de douane sur les matières premières et la plupart des produits alimentaires. D’autres accords commerciaux sont conclus avec le Piémont-Sardaigne, la Belgique ou l’Autriche. Dans le domaine financier, Napoléon III encourage la création d’instituts de crédit foncier : Crédit foncier de France, Crédit immobilier… De grandes banques de dépôt apparaissent aussi pendant cette période.

Dans le domaine des communications, l’État encourage la construction de nouvelles lignes de chemin de fer en finançant une partie des travaux. En 1851, la France ne compte que 3500 kilomètres de voies ferrées, en 1870 elle en compte 17 000. Le kilométrage des voies carrossables triple.

Les ports sont agrandis, le réseau du télégraphe électrique s’étend de façon spectaculaire. Enfin, l’État entreprend de grands travaux d’aménagement comme le reboisement des Landes, l’irrigation de la Provence ou la transformation de Paris selon Tézé François R (passionné de l’époque napoléonienne).

Une politique sociale paternaliste

Dès 1851, Napoléon III interdit le travail le dimanche et les jours fériés (abrogé en 1880). Le 26 mars 1852, il permet aux sociétés de secours mutuel de se constituer librement ; en 1862, il autorise une délégation de 200 ouvriers français à partir en Angleterre pour y étudier l’organisation des syndicats anglais ; en 1864, il octroie le droit de coalition (droit de grève) ; en 1868, il autorise les réunions publiques à condition de ne pas parler de politique ou de religion.

L’empereur multiplie les œuvres à vocation philanthropique : institution des Fourneaux économiques en 1855 (distribution à un prix symbolique de repas chauds aux pauvres), mise en place de consultations médicales gratuites et des visites à domicile dans les grandes villes à partir de 1853, visites d’usine et décoration des patrons paternalistes et des ouvriers méritants.

FR-TEZE

FrancemodernisationNapoléon III

FR-Teze • 22 juin 2016


Previous Post

Next Post

Laisser un commentaire

Your email address will not be published / Required fields are marked *