Francois-Régis Tézé

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La censure sous le Premier Empire par François-Régis Tézé

Napoléon Bonaparte, génie militaire et politique était aussi l’homme de la censure. Avec l’extrême centralisation et concentration du pouvoir dès son arrivé à la tête du Consulat, la volonté de faire taire les opposants s’est invitée dans la politique du premier consul. Ainsi, dès 1792 il met en place une action de censure de la liberté d’expression dont la révolution avait fait des droits inaliénables de l’homme. François-Régis vous explique dans cet article comment la liberté d’expression à laisser place à la censure sous Napoléon 1er.

La suppression de la majorité des journaux en 1800

Dès ses premiers jours au Consulat en janvier 1800, Napoléon supprime 60 sur 73 journaux du département de la seine et met en place un durcissement des procédures. Entre 1803 et 1810, il décide de rétablir à minima les censures préalables sur la presse périodique, les spectacles ainsi que la librairie. Mais, en réalité les modes d’expressions sont restées limiter entre interdictions, intimidations et condamnations (FR-TEZE).

L’idée de la censure dans l’esprit de Napoléon

L’utilisation du mot censure l’agaçait, selon ses mots « Je ne veux pas de Censure, parce que je ne veux pas être responsable des sottises qu’on peut imprimer, parce que je ne veux pas qu’un commis tyrannise l’esprit et mutile le génie ». Dans le décret impérial du 5 février 1810, il était défendu « de rien imprimer ou faire imprimer qui puisse porter atteinte aux devoirs des sujets envers le souverain et à l’intérêt de l’État, les contrevenants à ce décret seront traduits devant nos tribunaux et punis conformément au code Pénal ».

Le fonctionnement de la Censure

Conscient de l’influence de la presse sur la population, Napoléon se serve de cette arme qu’est la presse dès son arrivé au pouvoir à des fins de propagande. A cet effet, il interdit la publication des journaux qui lui sont défavorables pour en créer d’autres organes de presse destinés à répandre une information officielle. Tous les dimanches soir, le ministre de la Police générale devrait faire son compte rendu sur les écrits censurés.

Voilà, comment petit à petit, Napoléon a réussi à mettre la presse au service de sa gloire.

François-Régis Tézé

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FR-Teze • 11 mai 2016


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